mardi 11 mars 2008

Analyse.

.
Bonjour,
Lors de cette campagne plusieurs dérapages, sur notre commune mais aussi ailleurs, ont fait plus ou moins de dégâts collatéraux (le mot est à la mode j’en profite). Les arguments utilisés n’avaient alors plus rien à voir avec les municipales.
Le discernement et la retenue ont laissé place à des débordements pour le moins inacceptables
Bien sûr nous sommes remplis de très bonnes intentions surtout au début pour ce juste combat. A nos yeux la profondeur de l’engagement dépend de la noblesse de la cause. Et plus la cause nous semble noble plus notre engagement nous sublime. Au point que parfois nous devenions irrationnel et extrêmement subjectif.

Comme je l’ai déjà dit l’engagement est aussi une vue de l’esprit car souvent, aussi noble soit-il, il est quasi incompréhensible pour les détracteurs. J’ai un grand respect pour les Femmes et les Hommes qui s’engagent. Je me suis engagé et suis prêt à recommencer si... Par contre ce qui me dérange profondément c’est cette façon de prendre l’autre pour un imbécile puisque forcément il n’est pas du même avis que nous. A ce niveau là le prosélytisme primaire m’exaspère puisque fondé sur un rapport de force très simpliste, j’ai raison donc tu as tord, c’est idiot. La démonstration du bien fondé et de la valeur de mes idées sont des arguments qui peuvent convaincre l’autre. Mais si ce dernier n’adhère pas c’est que peut-être je me suis mal expliqué, ou bien je n’ai pas été assez bon dans mon argumentation. C’est sa liberté et ce n’est pas une raison pour ne pas le respecter. Souvent entend-on lorsque les arguments viennent à manquer des dérapages verbaux qui contrairement à ce que pensent les gens qui les utilisent ne font que fermer l’autre davantage. Mais expliquer, convaincre et recueillir son adhésion cela se prépare. L’improvisation a peu de place dans cet univers et encore une fois les moyens mis en œuvre pour atteindre son objectif ne laissent pas de place au hasard. Face à des appareils habitués à gagner il eut fallut que l’équipe de Monsieur d’Antin soit plus que convaincante. Ce ne fut hélas pas le cas.
Le manque de préparation, les cafouillages du début, le manque de moyen, l’amateurisme, l’absence d’un programme crédible et innovant, tout cela a fait que les électeurs même si ils ne sont pas tous de gauche ont choisi celui avec lequel le risque était le moins grand.

Cette fois la liste Maugard est passée avec plus des deux tiers des voix (66,95%), tandis qu’en 2001, malgré deux listes à droite l’opposition avait obtenu un score honorable de 45,56%. Parmi les bonnes questions à se poser au lendemain : où sont passés les 12% d’électeurs ? Quant aux Cantonales, que ce soit dans le canton nord ou sud c’est pareil, l’opposition est à chaque fois balayée. Dans le canton sud Monsieur Maugard est élu dès le premier tour. Certes en terme de pourcentage il fait moins qu’en 2001 mais il n’a pas besoin contrairement à l’élection précédente d’un deuxième tour. Mais c’est pire du côté de l’opposition puisque son score est divisé par deux par rapport à celui de Jean Salvignol.

Les raisons de cette défaite sont nombreuses.

En premier lieu nombre d’électeurs n’ont pas compris le sens de cette liste d’opposition et surtout d’où elle venait.
Certains électeurs de droite se demandent encore qui étaient ces gens d’autant que dans certains quartiers, le mien par exemple, personne n’est venu expliquer ou se présenter. C’est une erreur de stratégie importante car aujourd’hui les gens ont pris l’habitude d’être servi à domicile, radio, télévision, journaux. Ils font de moins en moins d’effort et c’est donc pour cela que le porte à porte est important. Ils ne se déplacent plus aussi facilement pour assister à des réunions surtout dans une petite ville où tout se sait…

Ensuite, en interrogeant quelques personnes je me suis rendu compte que peu connaissaient le programme proposé et que ceux qui en avaient entendu parlé le trouvait, à tord ou à raison, pauvre comparé à celui de la majorité. Et cela aussi a son importance.
Dans une campagne des municipales il faut, avant tout, faire preuve de pédagogie. La majorité l’a compris, sa plaquette allait dans ce sens. Il faut expliquer, convaincre, rencontrer les gens. Distribuer des tracts sur le marché c’est bien mais cela ne suffit pas.
L’élaboration d’un programme ne se fait pas en quelques jours. C’est un travail qui demande recul et réflexion. Il faut être à l’écoute de la population en effectuant par exemple des enquêtes sur ce que les gens attendent. Une fois conçu faut-il encore le faire connaître.
En discutant autour de vous, vous vous rendrez compte qu’au cours de cette campagne nombre d’habitants on seulement retenu que l’opposition allait imposer l’uniformisation des bâches sur le marché et mettre en place la navette pour les seniors, c’est tout de même un peu juste pour espérer gagner.

Beaucoup d’entre nous avons ressenti cette improvisation permanente, ce manque de temps, ce manque de compréhension et d’appréhension de cette ville que nous aimons tous. Beaucoup d’entre nous ne se sont pas senti concernés par l’équipe de Monsieur D’Antin. Le résultat est là, nous devons accepter que ce soit de notre faute et non la rejeter sur les Embry, Arata, Spanghero, Salvignol et autres consorts. Ne revenons pas sans cesse en arrière, avançons.

Vous trouverez peut-être que ces critiques sont faciles aujourd’hui, sauf que tout au long de la campagne je n’ai eu de cesse d’écrire que l’opposition allait dans le mur.

Je suis modéré, un démocrate chrétien en quelque sorte, ma vie est basée sur le respect de l’autre. Je reste passionné par le débat et convaincu que la discussion fera jaillir la lumière. C’est peut-être utopique, mais cela vaut la peine d’essayer. Mon analyse vaut ce qu’elle vaut, d’ailleurs je n’ai pas la prétention de dire que j’ai raison je dis simplement que l’on aurait pu s’y prendre autrement.
Je ne veux surtout pas remuer le couteau dans la plaie, j’essaie de comprendre pourquoi et comment nous avons pu tomber aussi bas.
Il y aurait encore beaucoup de chose à écrire mais n’accablons personne, de toute façon c’est fait et comme disait ma grand-mère c’est demain qui est le plus important. Alors vivement demain….

Oui mais demain que fait-on ?

C’est aujourd’hui que nous devons préparer les victoires de demain.

Mais quelles solutions avons-nous ?

Et si !

Oui, et si l’opposition s’unissait (non ce n’est pas un gros mot) ? Et si l’opposition s’organisait ? Et si elle se mettait au travail dès maintenant. Et si elle construisait dés à présent un projet d’avenir ? Et si elle se choisissait un chef de file reconnu et soutenu par tous ? Et si elle se donnait les moyens de ses ambitions. Et si elle arrêtait les querelles de chef auto proclamé. Et si elle arrêtait de dire que c’est de la faute des autres.
Et si elle devenait adulte tout simplement.

Sur le papier tout cela semble évident mais dans la réalité c'est bigrement plus compliqué. J’en sais quelque chose ayant moi-même essayé de faire avancer le schmilblick. Nous avons un ennemi invisible qui fait des ravages et nous aveugle. Il a pour nom l’égo. Il faut l’éradiquer, l’enfouir au plus profond de nous et repartir sur de bonnes bases.
Commençons par nous réunir en décidant de construire. Ne serait-ce pas un très bon début ?
De toutes les façons, c’est la seule solution et il reste moins de 72 mois.

Bonne journée et au plaisir de vous lire.

1 commentaire:

Bellebou Naïma a dit…

Cher Chauritude,

Je vous trouve pour le moins injuste avec notre liste qui vous dit que nous n'allons pas nous organiser, nous réunir, quand nous avons créés cette liste nous avions un objectif commun celui de faire avancer Castelnaudary cette ville que nous aimons. Critiquer est trop facile puisque vous êtes de si bonne volonté pourquoi ne pas vous être fait connaître auprès de nous.
Un peu soutien je vous l'assure ne nous aurez pas dérangés.
Au lieu de cela vous avez préféré nous descendre en flèche.
Je vous souhaite tout de même une bonne continuation pour ces 6 prochaines années.
Mes salutations distinguées.
BELLEBOU Naïma